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Rédaction Sportsfera
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Le 6-1 du Barça face à Alavés soigne la gueule de bois du Clásico, pas les doutes

La déroute a rendu la première place et l'assurance, et Yamal comme Raphinha sont de nouveau affûtés. Mais une défense rafistolée, jamais mise à l'épreuve, dit peu de choses sur la course au titre.

Publié
1 novembre 2026
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3 min
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Une équipe peut-elle effacer une défaite dans le Clásico en battant 6-1 le septième du classement ? Elle peut guérir le moral. Elle ne peut pas guérir le problème. C'est la lecture honnête de la soirée de samedi du Barça au Camp Nou, et il vaut mieux distinguer les deux avant que la fête ne s'emballe.

Le Barça arrivait après des défaites face au Paris Saint-Germain en Ligue des champions et face au Real Madrid en LaLiga. Il est reparti avec deux points d'avance en tête du classement, comme le rapporte Barca Blaugranes, après une première période riche de quatre buts. Raphinha et Lamine Yamal ont chacun marqué deux fois, Fermín López en a inscrit un et a offert les deux de Raphinha, et Anthony Gordon a ajouté un sixième en sortant du banc. Alavés a réduit l'écart par Mariano Díaz après une passe imprécise de Rodri.

L'attaque est de retour, et c'est la vraie bonne nouvelle

Rendons à César ce qui est à César. Le plus encourageant n'était pas le score, mais ceux qui l'ont construit. Raphinha semble avoir retrouvé son meilleur niveau après sa blessure, et l'article d'analyse du même média porte son total à 15 buts cette saison, autant que toute l'équipe d'Alavés. La frappe de Yamal depuis l'extérieur de la surface a couronné une belle combinaison, et son second but, piqué, a montré un joueur qui reprend du plaisir.

À notre avis, cela compte plus que l'écart. Une équipe dont les deux attaquants les plus dangereux sont affûtés peut gagner des matches moches en mars, et pas seulement de beaux en octobre. Si le Clásico avait laissé un doute sur une attaque de Flick qui tournerait sur la réserve, voilà une réponse correcte. Flick avait lui-même évoqué un manque de fraîcheur face au PSG et au Real Madrid, et la rotation de samedi, avec Pedri remplacé à la mi-temps et Yamal sorti après 70 minutes, laisse penser qu'il gère ce problème au lieu de l'ignorer.

Mais Alavés ne nous apprend rien sur la défense

C'est là que nous lèverions le pied. Les blessures d'Eric García, Andreas Christensen, Jules Koundé et Xavi Espart ont contraint Flick à bricoler une ligne défensive: Brian Fariñas, 20 ans et pour sa première en équipe première, latéral droit, João Cancelo à l'autre poste de latéral, et Frenkie de Jong en défense centrale aux côtés de Pau Cubarsí. Flick a dit avant le coup d'envoi que les joueurs évoluaient à des postes inhabituels, mais qu'il avait une grande confiance en eux.

Ça a marché, et Fariñas a semblé à l'aise. Mais l'article d'analyse admet lui-même que De Jong « n'a pas vraiment été mis à l'épreuve ». Alavés s'est installé en 4-5-1 compact et n'a créé que quelques occasions en contre. C'est une équipe qui n'a plus gagné depuis le 6 septembre, selon El-Balad, et pourtant elle a réussi à marquer contre ce Barça. Percer un bloc bas avec une défense à quatre qui n'a quasiment pas subi de pression en dit long sur l'attaque barcelonaise. Cela ne dit presque rien de la tenue de cette défense face à un adversaire plus solide.

C'est l'asymétrie gênante. Les buts se fêtent facilement, et ils tombent en rafale quand Pedri, Fermín et Yamal se trouvent. La stabilité défensive est ennuyeuse, et c'est elle qui fait gagner les championnats.

La semaine prochaine, le vrai examen

Le calendrier ne laissera guère de place à l'interprétation. Aston Villa en Ligue des champions et l'Atlético de Madrid en LaLiga arrivent, et l'Atlético était en tête avant ce match, après sa victoire contre Levante. Flick a reconnu au préalable que le Barça était engagé dans une lutte féroce avec l'Atlético, le Real Madrid et le Real Betis, et que retrouver la première place comptait. C'est fait. Y rester est plus difficile.

Notre verdict: voyons dans ce 6-1 une remise à zéro utile et le rappel que l'attaque se porte bien, mais pas la preuve d'une course au titre. Si les défenseurs blessés ne reviennent pas vite, ou si Flick continue de demander à des milieux de colmater la défense, les deux prochains matches en diront bien plus que samedi. Nous parierions sur un Barça qui continue de marquer. La question est de savoir s'il peut cesser d'encaisser face aux bonnes équipes, et Alavés ne l'a pas posée.

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