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Rédaction Sportsfera
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La réticence de la LFP sur PSG-OL montre qui fixe vraiment le calendrier

La ligue résisterait à un report de PSG-OL alors que la police demande un décalage en raison des troubles. Quelle que soit l'issue, ce réflexe dit quel agenda passe en premier.

Publié
22 octobre 2026
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Photo : Zakarie Faibis / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Quand la police écrit à une ligue pour lui demander de déplacer un match, que doit-on répondre ? « Laissez-nous y réfléchir » est défendable. « Nous préférerions éviter » est une déclaration de priorités. C'est la position que la Ligue de football professionnel aurait adoptée sur PSG-OL, et elle en dit selon nous plus que n'importe quel communiqué.

La police fait une demande simple, la ligue a une réponse compliquée

La préfecture de police de Paris a écrit à la LFP pour demander le report du match de dimanche à 20 h 45 entre le PSG et l'OL, une demande révélée d'abord par Le Parisien. Selon RMC Sport, la raison tient à un engagement exceptionnel des moyens de police: un nouveau week-end de manifestations est attendu dans la capitale, après les violences et pillages du samedi 17 octobre, et le Stade de France accueille le même jour un match de saison régulière de NFL. Comme le rapporte Goal, les médias français ont compté plus de 2 400 interpellations le week-end précédent.

La décision n'appartient pas entièrement à la ligue. ParisUnited indique, en citant RMC Sport, que la LFP n'est pas favorable à un changement de jour, mais que les autorités ont le dernier mot. Le site ajoute qu'une décision était attendue jeudi, avec le lundi 26 octobre comme option privilégiée. La réticence de la ligue pourrait donc n'être qu'une position de négociation et non le dernier chapitre. À l'heure où nous écrivons, nous ne pouvons pas dire comment cela se terminera.

Une ligue qui plie seulement quand c'est peu coûteux

La LFP n'est pas allergique à la souplesse. Toulouse-Troyes est passé du samedi au dimanche, et Montpellier-Red Star, en Ligue 2, a été repoussé au lundi 26 octobre. Le principe selon lequel la sécurité peut déplacer une rencontre est donc déjà acquis. Ici, c'est le prix qui change: PSG-OL est un choc de haut de tableau entre Lyon, leader avec 14 points, et le PSG, à égalité de points et derrière à la différence de buts, programmé dans un créneau prestigieux du dimanche soir.

C'est ce schéma que nous trouvons gênant. Déplacer un match du samedi après-midi semble peu coûteux. Déplacer l'affiche coûte probablement de la valeur télévisuelle, et soudain la résistance apparaît. Nous ne pouvons pas connaître le raisonnement interne de la ligue, puisque les éléments disponibles disent seulement qu'elle n'est pas favorable à un changement de jour. Mais si les informations sont exactes, le comportement affiché se lit ainsi: le calendrier d'abord, l'évaluation du risque ensuite.

L'ordre public n'est pas une préférence de programmation

Soyons justes envers la ligue. Un report au lundi n'est pas anodin: il tomberait le soir de la cérémonie du Ballon d'Or à Londres, où dix joueurs du PSG figurent parmi les trente nominés, selon ParisUnited. L'an dernier, un Classique déplacé le jour de la cérémonie a empêché plusieurs Parisiens de voir le sacre d'Ousmane Dembélé. C'est un vrai coût, et la ligue est en droit de le peser.

Mais face à quoi ? Les forces de police sont limitées, et la demande existe précisément parce qu'elles seraient mobilisées entre manifestations, match de NFL et affiche de Ligue 1. Un chevauchement avec une cérémonie est un désagrément. Une police sous tension dans une ville qui a connu des pillages une semaine plus tôt est une question de sécurité. Mettre les deux sur le même plateau de la balance, voilà le problème. Même l'article de Goal conclut que l'ordre public est prioritaire, ce qui nous semble la lecture de bon sens.

Il y a aussi l'argument pour maintenir le match: le Parc des Princes a accueilli PSG-Barcelone mardi sans incident signalé, selon ParisUnited. Certes, mais une soirée en semaine avec environ 5 000 policiers déployés n'est pas un dimanche de défilés plus un public de NFL. Une réussite ne prouve pas que la soirée suivante sera aussi sûre.

Le précédent compte plus que le match

Notre avis: la ligue ne devrait même pas se trouver en position de résister. Un meilleur modèle serait un protocole convenu à l'avance, dans lequel les demandes de la police déclenchent automatiquement une fenêtre de reprogrammation, afin que personne n'ait à défendre un créneau de diffusion face à une alerte de sécurité. Sinon, chaque demande future devient une négociation, et la prochaine pourrait arriver quand les enjeux seront plus élevés.

Verdict: si le match est déplacé, ce sera la bonne décision, quelle que soit la manière dont la ligue y est arrivée, et le chevauchement avec le Ballon d'Or est un problème à résoudre par un horaire de coup d'envoi ou un plan de déplacement, pas une raison de maintenir les policiers sous tension. S'il est finalement joué dimanche, ce doit être parce que la préfecture est satisfaite, pas parce que la ligue a tenu bon. Dans les deux cas, si les informations sont exactes, le premier réflexe de la LFP mérite la critique.

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